Au Paléolithique, l'homme trouve
le sel dans la chair du gibier et du poisson dont ils se nourrissent.
Les premières formes d'exploitation du sel sont apparues
au Néolithique (6000 avJC.) Les archéologues ont
retrouvé dans les sources à Moriez dans les Alpes
de haute Provence des puits citerne constitués de baguettes
de bois enfoncées à la verticale accompagnées
de reste d'un clayonnage. Cette structure a été
découverte à plus de 9m de profondeur, elle était
destinée à recueillir l'eau salée au milieu
des alluvions. Les baguettes de bois devaient éviter le
comblement de la source en contenant les alluvions.
Au Néolithique, l'homme découvrant
l'agriculture, il mange moins de viande et son organisme manque
de sel.
Le sel est un besoin biologique et vital,
d'ailleurs au Moyen-Age, les lois hollandaises condamnaient les
prisonniers d'Etat à être enfermés avec une
nourriture sans sel , ce qui les conduisaient à d'affreuses
souffrances et à la mort. A l'âge de fer, on voit
apparaître les premières techniques d'extraction
minière en Autriche.
Des affleurements de couches salées
ont donné naissance vers la fin de l'âge de Bronze
à Marsal en Moselle à une vaste industrie du sel.
Il existe des vestiges gigantesques, d'immenses dépôts
parsèment le paysage sur plus de 10 km le long de la vallée.
Il a été retrouvé des fragments de godets,
des tessons de poteries, des restes de four.
Ces découvertes témoignent
des techniques de briquetage: des godets, des batônnets
et cuvettes étaient façonnés en série
à la main avec de l'argile mélangée à
des éléments végétaux. Les ateliers
comportaient des fours de deux sortes de modèles: fours
circulaires et fours en fer à cheval. L'eau salée
était mise dans des cuvettes d'une vingtaine de litres
de capacité. Posées sur des cales en terre, ces
cuvettes étaient placées dans des fours ciculaires
creusés dans le sol sur un lit de braises incandescentes.
La saumure se concentre alors par l'évaporation de l'eau.
La deuxième étape consistait à la cristallisation
du sel. Un montage en forme de grille étaient soumis au
feu allumé en dessous. Le sel se cristallisait alors dans
les moules. Le pain de sel se formait et il était récupéré
en brisant le godet. Les fours pouvaient être utilisés
une douzaine de fois avant d'être détruits.
A l'occasion de travaux côtier
ou de grandes marées, des vestiges de fours à sel
sont apparus sur la côte bretonne et morbihannaise.
Page
suivante