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Le sel dans le monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les salines d'Arc et Senans

L'entrée des Salines d'Arc et Senans

 

Aujourd'hui, la saline royale d'Arc-et-Senans est inscrite au Patrimoine Mondial de L'UNESCO. Durant le XVIIIe siècle, cette saline sera l'une des plus importantes d'Europe. Ces salines d'Arc-et-Senans ont été construite sur ce site pour répondre à la forte demande de la Suisse, car ils utilisaient beaucoup de sel pour conserver le fromage. Les salines de Salins ne pouvaient plus répondre à cette forte consommation, car de plus en plus elles avaient des difficultés à s'approvisionner en bois. Vu les caractéristiques de la vallée, il était impossible d'agrandir les salines de Salins. Par conséquent, le site d'Arc-et-Senans sera choisi pour son espace, pour sa présence de voies de communications et surtout pour sa proximité avec la forêt de Chaux qui lui offrait une riche réserve de combustible (20 000 ha de forêt). La saumure parvenait malgré tout de Salins sur environ 20 km par l'intermédiaire d'un saumoduc.

Cette saline fut dessinée par Claude Nicolas Ledoux dans l'optique de créer "une cité idéale". Il décida en effet, que son usine à sel devait ressembler à une ville où le travail des hommes, la vie familiale et sociale seraient en parfaite harmonie. Il avait prévu d'y faire vivre 5000 habitants. Les travaux ont donc commencé en 1775. On aménagea les accès. Mais cette nouvelle saline était mal perçue par la ville de Dole qui craignait de voir les prix du bois augmentés mais aussi par Salins, qui redoutait de voir ces installations remplacées par cette unité plus moderne. Ceci déboucha sur de nombreuses revendications qui n'empêchèrent pas les deux ateliers à sel de voir le jour en 1779. Simultanément, l'adduction des eaux salées entre Salins et Arc-et-Senans fut terminée.Cette canalisation était faite de bois sertis de plomb.On croyait au fort rendement de cette saline, on espérait en effet que ce dernier serait de 60 000 quintaux par an. Mais ce chiffre ne fut jamais atteint car l'éloignement des puits, la fragilité du saumoduc ne permirent pas d'atteindre cet objectif.

Ajouté à ces difficultés techniques, le saumoduc a été à l'épreuve des faux sauniers qui l'ont percé à de nombreux endroits afin de récupérer de la saumure pour alimenter les ateliers salifères clandestins. Au plus fort de son activité la Saline produisit jamais plus de 40 000 quintaux de sel par an. Elle ferma ses portes en 1895.

La technique employée pour la transformation du sel était la suivante : la saumure parvient au bâtiment par une canalisation souterraine, le saumoduc. Après avoir été concentrée dans le bâtiment de graduation où elle gagnera en salinité, la saumure est cuite dans une poêle carrée de 250 plaques de fer blanc rivées entre elles et prolongée d'un poêlon triangulaire et suspendue au-dessus d'un fourneau. La cuite se déroulait ainsi : on remplissait la poêle avec 40 cm d'eau salée, on allumait un feu de fagot et on chauffait jusqu'à ébulition, on réduisait le feu jusqu'à la cristallisation de sel. Ces différentes interventions demandaient le savoir des ouvriers suivants :

-l'éteignari : il éteint les braises,

-le tirari du feu qui retire les cendres,

-le tirari du sel récupère le sel avec le rateau.

-la métari va pétrir le sel,

-la fassari façonnera les pains,

-la séchari surveille le séchage.

Ces petits détails qui sont incrits dans les murs de la saline symbolisent le passage du sel dans le saumoduc provenant de Salins les Bains.

 

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